Ma spécialité : la consultation Sophro – optique
« Cet été, plusieurs personnes sont venues me consulter. Elles n’avaient pas la même histoire, pas le même âge, pas la même pathologie. Pourtant, elles avaient toutes un point commun : elles avaient peur. »

Articles clés
- Kiecolt-Glaser et al., 1998 — revue de référence sur les influences psychologiques en chirurgie : une peur ou détresse plus élevée avant l’opération est associée à une récupération postopératoire plus lente et plus compliquée.pubmed.ncbi.nlm.nih
- Shebl et al., 2025 — méta-analyse montrant que l’anxiété préopératoire est associée à une augmentation des besoins en anesthésiques et analgésiques, à un délai de récupération plus long, et à un risque accru de delirium postopératoire chez l’adulte.pmc.ncbi.nlm.nih
- Nabighadim et al., 2025 — méta-analyse spécifique à la chirurgie de la cataracte : les interventions non pharmacologiques avant l’opération (musique, éducation, vidéo, aromathérapie, relaxation, massages) réduisent significativement l’anxiété préopératoire.
Et si l’on prenait aussi soin des émotions liées à la santé visuelle ?
Cet été, plusieurs personnes ont franchi la porte de mon cabinet avec des histoires très différentes.
Une personne atteinte d’une très forte myopie qui vivait depuis des mois des inconforts en lentilles sans réussir à comprendre ce qui lui arrivait.
Une femme d’une cinquantaine d’années à qui l’on annonçait un décollement du vitré, après avoir déjà traversé plusieurs épisodes oculaires éprouvants.
Une retraitée active qui apprenait qu’elle ne pourrait plus conduire en raison d’une DMLA.
Une autre personne qui, après avoir vécu un glaucome aigu ayant failli lui faire perdre la vue, devait maintenant faire face à l’annonce d’une prochaine chirurgie de la cataracte.
Ces situations sont très différentes. Pourtant, elles avaient un point commun : l’émotion.
La peur de perdre davantage de vision.
L’incompréhension face aux termes médicaux.
Les questions qui tournent en boucle.
L’impression de ne plus maîtriser ce qui arrive.
Mon rôle n’est pas de soigner les yeux
Je ne suis ni ophtalmologiste, ni orthoptiste, ni même opticien lorsque je vous reçois en consultation de sophrologie.
Je ne réalise aucun examen médical et je ne pose aucun diagnostic.
En revanche, mon double parcours d’opticienne et de sophrologue me permet de faire le lien entre le monde médical et le vécu émotionnel du patient.
Parfois, un simple mot mal compris suffit à générer beaucoup d’angoisse. Une personne pensait par exemple que sa kératite concernait sa paupière, alors qu’il s’agit d’une atteinte de la cornée. Clarifier les termes, redonner du sens aux explications médicales, encourager le dialogue avec son opticien ou son ophtalmologiste permet souvent de diminuer une partie de la charge mentale.
Mon accompagnement ne remplace jamais le suivi médical. Il vient le compléter.
Accueillir ce qui se passe
La sophrologie offre un espace pour déposer les peurs, accueillir les émotions sans les subir, retrouver un peu de stabilité lorsque tout semble incertain.
Respirer.
Retrouver des repères.
Mettre des mots sur ce qui est vécu.
Reprendre confiance dans ses ressources.
Parce qu’une personne détendue n’est pas une personne guérie.
Mais c’est souvent une personne qui vit mieux son parcours de soins, qui comprend davantage ce qui lui arrive et qui retrouve une place active dans son accompagnement.
Ce que dit la recherche
Aujourd’hui, plusieurs études montrent que l’anxiété avant une intervention chirurgicale influence l’expérience du patient. Les programmes d’information, de relaxation et les approches non médicamenteuses permettent de diminuer significativement cette anxiété, notamment avant une chirurgie de la cataracte.
Il ne s’agit pas de dire que la relaxation remplace un traitement ou améliore à elle seule les résultats d’une chirurgie. En revanche, elle contribue à rendre cette période souvent difficile plus sereine et plus supportable.
Parce qu’au-delà des yeux, il y a toujours une personne.
Et parfois, prendre soin de cette personne est déjà une étape essentielle du parcours de soins.
« La consultation Sophro-Optique est née d’une conviction simple : lorsque la vision est fragilisée, les émotions méritent elles aussi d’être accompagnées. »
